Les poissons

Liste non exhaustive des poissons que vous aurez sûrement l’occasion de pêcher…

La Daurade royale
Description
Le terme daurade ou dorade désigne plusieurs espèces de poissons de bonne qualité gustative. En France, il fait référence, en premier lieu, à la dorade royale (Sparus aurata). Dans les zones francophones tropicales (Maurice, La Réunion, Comores, Madagascar, les Seychelles, les Antilles), ce terme fait principalement référence à la dorade coryphène, sauf en Guyane, où il désigne Zungaro zungaro.

Le terme dorade est un emprunt à l’espagnol par l’intermédiaire d’un texte italien attesté de 1490. Ce terme pourrait avoir pour origine le terme dorar qui signifie dorer. Le terme désignait donc la Sparus aurata remarquable par les aspects dorés visibles au-dessus de ses yeux et sur ses joues.
Le terme daurade viendrait lui du mot provençal daurada signifiant également dorer.

Mode de vie
sa taille atteint régulièrement 50 cm pour 2 kg et peut atteindre 
jusqu’à 70 cm pour 6 kg. Plusieurs espèces différentes portent le nom vernaculaire de dorade, mais la daurade royale est la seule dorade qu’on peut également appeler et écrire “daurade”.

La daurade se nourrit principalement de crustacés et de mollusques, dont elle broie les coquilles grâce à ses puissantes molaires. Cette capacité lui a valu le surnom de « gueule pavée ». Pouvant broyer huîtres et moules, elle occasionne chaque année des dégâts chez les conchyliculteurs.

Le loup (bar)
Description
Loup est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certains poissons prédateurs marins. Parmi ceux-ci plusieurs appartiennent au genre Anarhichas. Mais certains «bars» comme le Bar commun (Dicentrarchus labrax) et le Bar tacheté (Dicentrarchus punctatus) sont appelés «loups» dans la région méditerranéenne.
Son poids maximum : 9- 12Kg (1,5Kg en moyenne)
Taille maximale 1 mètre

Mode de vie
Le bar est un animal au comportement souvent grégaire. 
De régime carnassier, il affectionne aussi bien les estuaires que les secteurs de pleine eau, fréquentant alternativement les secteurs sableux et rocheux. Grand amateur de poissonnets il ne dédaignera pas crustacée et coquillages. 
La femelle pond les oeufs par paquets. Ils dérivent avant d’éclore une semaine plus tard. En garndissant, l’instinct grégaire forme les bancs et favorise l’apprentissage de la chasse. Le bar, qu’on appelle Loup en Méditerranée, est un poisson d’eaux côtières et est un prédateur. Il aime les petits poissons et les crustacés. Dans la journée il chasse prés de la surface notamment le hareng. Doté d’un très bon odorat, après une tempête il vient aussitôt chasser près des côtes. Il aime les eaux peu profondes. Un autre bar complète la famille, le bar moucheté. Plus petit, il se diférencie de ses frères par ses grands yeux, son dos bleuté et une silhouette moins élancée. Le bar porte sur le dos 2 dorsales dont la première est une arme défensive (épineuse).

Le Sar
Description
Le sar commun (Diplodus sargus) est un poisson de mer ou d’eau saumâtre de la famille des sparidés. Diplodus sargus est aussi appelé sar, sargue, mouré punchu, sargou, saragou, mouchon, asparaillou, barade (de ses noms occitans sarg ou sargue et son diminutif sargon ou saragon, morre ponchut pour museau pointu, mochon, asparalhon et barada).

Mode de vie
Le corps du sar commun est ovale, élevé et comprimé latéralement comme chez une majorité de sparidés. Il est principalement argenté et est orné de marques noires qui permettent de l’identifier. Les opercules sont bordés de noir et le bord postérieur de la nageoire caudale est noir. Le pédoncule caudal comporte sur sa partie supérieure une tâche noire en forme de selle. Sept à neuf bandes sombres, alternativement noires et estompées, barrent les flancs verticalement. Ces bandes disparaissent quelques instants seulement après la mort de l’animal. Les nageoires pelviennes sont sombres avec le bord antérieur blanc.

La bouche comporte à la fois des incisives et des molaires, chose rare chez les poissons. Chaque mâchoire possède en effet 8 incisives et plusieurs rangées de molaires, ce qui permet au sar de s’attaquer à n’importe quel type de proie.

La taille des adultes varie généralement entre 25 et 30cm (maximum 45cm) pour un poids de 200g à 500g (maximum 2kg). Le sar se distingue du sparaillon (Diplodus annularis), auquel il ressemble, par le nombre d’écailles de sa ligne latérale — plus de 60 chez le sar et moins de 55 pour le sparaillon. La tâche caudale est plus nette et forme un anneau chez le sparaillon. De plus, le sparaillon ne possède pas de bandes verticales sombres sur les flancs.

Le Marbré
Description
Le marbré (Lithognathus mormyrus) est une espèce de poisson marin de la famille des sparidés
Le marbré (ou morme, mourme, rayé) est un petit poisson de Méditerranée à rayures (d’où son nom) qui se tient près du sable où il se nourrit de vers, en fouillant avec son nez pointu.
Le marbré mesure en moyenne 55 cm, taille maxi : 65 cm pour 2,5 kilos.

Mode de vie
La marbré est un poisson saisonnier qui se rapproche en masse des côtes à la belle saison avec un pic d’affluence en période estivale. Les poissons qui se tiennent au petit large en journée sur des fonds de 15 à 25 mètres, investissent les plages en nombre dès la nuit tombée pour le plus grand bonheur des amateurs qui le pêchent souvent au coude à coude sur les bons postes. 
Fouisseur de sable invétéré, le marbré se recherche essentiellement sur des secteurs aux fonds propres de type sableux ou graveleux. Ils évoluent souvent en compagnie d’autres sparidés ou de mulets, sur le sable ou sur des secteurs aux fonds mixtes, plus rarement en secteurs très rocheux (de passage uniquement).

Le marbré se nourrit essentiellement de vers et de petits crustacés (cordelles, vers noirs, bonbons, lingoumbaous, crevettes) qu’il débusque en fouissant le sable. Opportuniste, il apprécie également les piades, les oursins juvéniles ou encore la chair des moules.

Le Poulpe
Description
Pieuvre et poulpe sont des noms vernaculaires ambigus désignant en français certains Céphalopodes benthiques du super-ordre Incirrina. Ces animaux se caractérisent par leurs huit bras pouvant comporter chacun jusqu’à plus de 200 ventouses — et leur relative intelligence. Le corps est entièrement mou hormis un bec comparable à celui des perroquets

Le mot «poulpe» vient du grec polypous, qui signifie «plusieurs pieds».
Le mot pieuvre est d’origine plus récente et est introduit en 1865 dans la langue française par Victor Hugo dans son roman Les Travailleurs de la mer. Le mot est emprunté du vocabulaire guernesiais de pêcheurs entendu lors de son séjour sur l’île anglo-normande. Il supplante rapidement le mot poulpe dans l’usage courant. Son succès est tel, qu’il est repris en italien avec le mot piovra.

Mode de vie
En temps normal, elle chasse en se déplaçant plutôt au ras du sol, qu’elle effleure à peine de la pointe de ses tentacules.
Doublant son poids presque tous les trois mois, la pieuvre est dotée d’un féroce appétit. Surtout friande de crabes et de coquillages, elle en rejette les carapaces et coquilles. La bouche qui s’ouvre entre les tentacules, est armée d’une paire de mandibules cornées normalement invisibles en forme de bec de perroquet.
La copulation des pieuvres peut durer de une à plusieurs heures. Sécrétées par le pénis interne, les poches de sperme (ou spermatophores) sont acheminées par le siphon vers une gouttière du bras hectocotyle qui servira à les introduire dans la cavité palléale de la femelle.

Une fois fécondée, la femelle surveille ses œufs pondus en grappes au plafond d’une niche rocheuse. Pendant six semaines, elle les protège, les aère, les nettoie, sans manger. Lorsqu’ils éclosent, elle meurt affaiblie et décharnée, mais ne meurt pas de faim. Des sécrétions endocriniennes provenant des deux glandes optiques sont la cause d’une mort génétiquement programmée (et si ces glandes sont enlevées par chirurgie, la femelle peut vivre plusieurs mois après sa reproduction, jusqu’à mourir finalement de faim).
Refoulant l’eau de mer par un siphon, la pieuvre peut se propulser pour échapper à ses poursuivants comme un avion à réaction. Elle prend la fuite en projetant à volonté un ou plusieurs nuages d’encre, laquelle est sécrétée dans sa «poche au noir».
Le cas échéant, si un de ses bras est sectionné, il peut repousser.

Grâce à l’homochromie, l’animal peut changer la couleur et la structure de sa peau en fonction de son humeur et de son environnement immédiat. Sa peau recèle des millions de cellules colorées contractiles, les chromatophores, et peut aussi se couvrir à volonté de taches, de petites cornes et autres pustules mimétiques. Le changement de couleur peut être un signal, par exemple, pour la très toxique pieuvre aux anneaux bleus. Elle peut prendre l’apparence d’une silhouette comme celle du poisson-lion ou de l’anguille.

La Saupe
Description
La saupe (Sarpa salpa) est une espèce de poisson, appartenant à la famille des sparidés. C’est la seule espèce du genre Sarpa.
L’adulte mesure en moyenne 35 cm et peut atteindre 50 cm. Le corps est ovale et comprimé latéralement. Il a des reflets argentés et est strié de 10 à 12 lignes longitudinales jaune vif qui vont de la tête, assez courte, jusqu’à la nageoire caudale. La bouche petite a une denture très saillante. L’œil doré est assez gros et proche de la bouche, le dos est gris jaune à verdâtre avec des reflets or, les nageoires sont grisâtres.

Mode de vie
Les saupes vivent en bancs près du bord où elles affectionnent les herbiers (posidonies) et les fonds rocheux. Leur activité est essentiellement diurne et leur régime principalement végétarien : algues vertes et brunes de la zone superficielle, ainsi que les posidonies qu’elles peuvent brouter assidûment. Quelques petits invertébrés peuvent compléter le menu. Hermaphrodites, curieuse particularité des sparidés, les saupes changent de sexe avec l’âge et se reproduisent au printemps et à l’automne.